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Page en travaux pendant une refonte : que dire à vos clients

Couper son site et afficher une page en travaux pendant une refonte, c'est perdre des appels sans le savoir. Voici comment rester joignable, quoi dire à vos clients et comment gérer le jour du basculement.

Dirigeant d'une petite entreprise consultant son site internet en cours de refonte sur un ordinateur portable

Un restaurateur décide de refaire son site. Le temps des travaux, son ancienne page d'accueil est remplacée par un visuel sobre : « Site en cours de refonte, merci de votre patience ». Trois semaines plus tard, il constate que les réservations du midi ont baissé et que deux habitués lui ont demandé s'il avait fermé. La page n'affichait ni téléphone, ni adresse, ni horaires. Pour un visiteur pressé, un site figé ressemble à une entreprise à l'arrêt.

Cette erreur est fréquente parce qu'elle paraît logique : on ne veut pas montrer un chantier. Sauf qu'un chantier invisible mais joignable vaut toujours mieux qu'une vitrine fermée.

Première règle : ne coupez pas votre site

Dans la grande majorité des refontes, il n'y a aucune raison technique de mettre l'ancien site hors ligne. Le nouveau site se construit ailleurs, sur une adresse de travail protégée, et on bascule le jour où il est prêt. L'ancien continue de tourner, de recevoir des appels, de capter les recherches sur votre nom.

La page en travaux ne devrait être envisagée que dans deux cas précis :

  • Votre ancien site est tellement dégradé qu'il vous dessert activement (contenu faux, piratage, prix obsolètes, page d'accueil cassée sur mobile).
  • Vous n'aviez pas de site du tout et vous préparez un lancement.

En dehors de ça, laisser l'existant en ligne est presque toujours la bonne décision. Il suffit souvent de corriger deux ou trois informations critiques sur l'ancien site pendant les travaux : horaires, tarifs qui ont changé, numéro de téléphone. Ce sont des retouches de quelques minutes, pas une refonte.

Si vous hésitez sur l'ampleur du chantier et sur ce qui doit rester accessible, la méthode pour commencer une refonte sans tout casser aide à trier.

Si vous devez vraiment afficher une page en travaux

Quand c'est inévitable, cette page devient votre site. Elle doit faire le travail d'une vitrine minimale, pas annoncer un désagrément. Une page de ce type tient en un écran et contient :

  • Le nom de l'entreprise, le logo et une phrase qui dit ce que vous faites et pour qui.
  • Le téléphone, cliquable sur mobile, en évidence.
  • L'adresse email ou un formulaire court.
  • L'adresse postale et les horaires si vous recevez du public.
  • Les liens vers vos réseaux sociaux et votre fiche Google, qui restent actifs.
  • Une date indicative de retour, formulée prudemment (« nouveau site en ligne courant mars »).
  • Une ou deux photos réelles de votre activité, pas un visuel de casque de chantier.

Ce qu'il faut éviter : le compte à rebours qui expire sans que rien ne change, l'absence totale de moyen de contact, et les excuses répétées. Personne ne vous en veut de refaire votre site. Ce qui agace, c'est de ne pas savoir comment vous joindre.

Un détail souvent négligé : vérifiez que cette page s'affiche correctement sur téléphone. C'est là que la majorité de vos visiteurs la verront, et une page de transition mal cadrée sur mobile donne une impression d'abandon.

Le bon réglage technique

Dites à votre prestataire de ne pas utiliser un code de maintenance permanent. Si le site doit être temporairement indisponible, le serveur doit répondre un statut de maintenance temporaire, pas une erreur définitive. Cette nuance évite que les moteurs de recherche considèrent vos pages comme supprimées. Demandez aussi que l'environnement de développement soit bloqué à l'indexation, pour ne pas voir apparaître dans Google une version inachevée de votre futur site.

Ce que vous dites à vos clients existants

Vos clients actuels n'ont pas besoin d'un communiqué. Ils ont besoin de savoir que rien ne change pour eux pendant la période.

Un message court suffit, envoyé par email ou publié sur votre page de réseau social :

« Nous refaisons notre site, il sera en ligne d'ici quelques semaines. Rien ne change de notre côté : commandes, devis et rendez-vous se font comme d'habitude au 0X XX XX XX XX. »

Trois points à couvrir, toujours les mêmes : ce qui se passe, ce qui ne change pas, comment vous joindre. Inutile de détailler les technologies ou les étapes du projet, ça n'intéresse que vous et votre prestataire.

Si vous avez une clientèle B2B avec des interlocuteurs réguliers, prévenez-les individuellement. Un commercial qui envoie un lien vers une page morte pendant une négociation, c'est un moment inconfortable qui se règle avec un email de dix lignes envoyé en amont.

Les canaux à ne pas oublier

Votre site n'est pas le seul endroit où on vous cherche. Pendant les travaux, mettez à jour :

  • Votre fiche Google, avec les horaires et le téléphone exacts.
  • Vos signatures d'email, si le lien pointe vers une page qui va disparaître.
  • Vos profils réseaux sociaux, où le lien en bio doit mener quelque part d'utile.
  • Vos QR codes imprimés, menus, flyers, véhicules, s'ils pointent vers des pages qui vont changer d'adresse.

Ce dernier point se prépare : si une page imprimée sur mille cartes de visite va changer d'URL, prévenez votre prestataire pour qu'il mette en place une redirection le jour du basculement.

Transformer l'attente en argument

Une refonte est une nouvelle à raconter. Pas un sujet technique, un signal d'investissement. Vous améliorez votre outil parce que votre activité évolue.

Quelques façons simples d'en parler sans tomber dans l'auto-promotion lourde :

  • Publier une photo du nouveau logo ou d'une page en préparation, avec une phrase sur ce que ça va changer pour le client (prise de rendez-vous plus simple, catalogue consultable, devis en ligne).
  • Annoncer une nouveauté qui arrive avec le site : paiement en ligne, prise de rendez-vous, espace tarifs.
  • Envoyer le lien en avant-première à vos meilleurs clients, quelques jours avant la mise en ligne. Ils se sentent associés et vous remontent des coquilles.

Si votre refonte accompagne un changement de positionnement ou d'identité, l'histoire se raconte encore mieux. C'est le moment d'expliquer pourquoi vous changez, comme détaillé dans l'article sur la refonte après un repositionnement.

Un point de prudence : ne promettez pas de date publique tant que le projet n'est pas en phase finale. Annoncer « nouveau site le 1er du mois » et glisser de trois semaines produit l'effet inverse de celui recherché.

Le jour du basculement et la semaine qui suit

La mise en ligne est le moment où les clients vous diront ce qui ne va pas. Autant être prêt.

Avant de basculer, vérifiez ces points avec votre prestataire :

  • Les anciennes adresses redirigent vers les nouvelles pages équivalentes.
  • Le formulaire de contact arrive bien dans votre boîte mail, testé depuis un téléphone et un ordinateur.
  • Le téléphone est cliquable sur mobile.
  • Les informations légales, horaires et tarifs sont à jour.
  • Le certificat de sécurité est actif sur toutes les pages.
  • Les anciennes pages qui vous apportaient des visites existent toujours sous une forme ou une autre.

Ce dernier point mérite attention : une refonte mal préparée peut faire disparaître des pages qui généraient du trafic depuis des années. Le sujet est traité en détail dans l'article sur les anciennes pages SEO lors d'une refonte.

Dans les jours qui suivent, demandez activement du retour. Trois ou quatre clients de confiance, un message simple : « on a mis le nouveau site en ligne, tu peux me dire si quelque chose te semble bizarre ? ». Les problèmes les plus courants remontent toujours de cette façon : un lien cassé, une faute sur une page de service, une photo qui ne charge pas sur un vieux téléphone.

Gardez aussi un œil sur vos appels et vos demandes entrantes pendant deux ou trois semaines. Une baisse brutale est presque toujours le signe d'un problème technique, pas d'un problème de design. Un formulaire qui n'envoie plus rien peut passer inaperçu très longtemps si personne ne le teste, ce qui rend la conception d'un formulaire de contact fiable d'autant plus importante.

Conclusion

Le meilleur message à transmettre pendant une refonte, c'est l'absence de rupture. Votre client ne doit jamais se demander si vous êtes encore en activité, ni chercher votre numéro pendant deux minutes. Tout le reste, le design, la structure, les nouveautés, se découvre le jour de la mise en ligne.

Si vous préparez un chantier de ce type, cadrez d'abord la façon dont votre site restera joignable, puis seulement ensuite les maquettes. C'est la partie du projet qui coûte le moins cher et qui protège le plus votre chiffre d'affaires. Chez tomcom, les refontes de sites existants se construisent en parallèle de l'ancien site, qui reste en ligne jusqu'au basculement, et vous pouvez même demander une prévisualisation gratuite pour voir à quoi ressemblerait votre nouveau site avant de vous engager.

Pour voir comment ces refontes se traduisent concrètement, parcourez quelques projets récents.

Découvrir nos réalisations

Foire aux questions

Oui, dans presque tous les cas. Le nouveau site se développe sur une adresse séparée et on bascule en une opération courte, souvent moins d'une heure. Couper l'ancien pendant plusieurs semaines vous prive d'appels et de visibilité sans aucun bénéfice.

Le plus court possible. Quelques jours ne posent généralement pas de problème si la page affiche vos coordonnées et renvoie un statut de maintenance temporaire. Au-delà de plusieurs semaines, vous perdez des contacts et vos pages risquent de reculer dans les résultats de recherche.

Un message général sur vos canaux habituels suffit pour la clientèle de passage. En revanche, prévenez individuellement les clients réguliers et les prospects en cours de discussion, surtout si vous leur envoyez régulièrement des liens vers votre site.

Ne communiquez pas de date publique tant que la phase de relecture n'est pas terminée. Si vous l'avez déjà fait et que ça glisse, un message court et factuel règle la situation. Mieux vaut un décalage assumé qu'un site mis en ligne avec des pages incomplètes.

Cela dépend du type de site. Sur une vitrine, il n'y a rien à perdre. Sur une boutique en ligne, les comptes clients et l'historique de commandes doivent être repris explicitement dans le cahier des charges : posez la question à votre prestataire avant de démarrer.

Oui, mais une fois le site vérifié, pas le jour même du basculement. Attendez un ou deux jours, corrigez les premiers retours, puis annoncez en mettant en avant ce qui change pour le client plutôt que le design lui-même.